J’imagine que c’est toujours comme ça. J’imagine qu’à un moment ou un autre on se trouve face au mur et que cette fois on n’arrive pas à passer par dessus. Aujourd’hui ça me fait du bien de penser ça.

Pat et moi traversant le petit village de Woodstock en début de course

Pat et moi traversant le petit village de Woodstock en début de course. Photo par Luc Hamel

Le Vermont 100 miles aura été court pour moi cette année car j’ai abandonné après 39 miles. L’histoire courte est que des crampes aux deux cuisses sont apparues très tôt (environ mile 24) et que rien que j’ai pu faire n’a marché pour les diminuer suffisamment pour continuer sans faire des dégâts.

Voici l’histoire plus nuancée! Arrivés tôt vendredi, Marie-Pier et moi se rendons au check-up médical et porter mes «drop-bags» car cette année j’ai choisi de ne pas avoir d’équipiers. À la question à savoir si j’ai des maladies connues à déclarer, je refais la même blague que l’an passé: à part un comportement obsessif pour la course, je ne crois pas avoir d’autres maladies. Tout est ok. Ensuite on commence à croiser plusieurs coureurs et discuter passionnément. Entre autres rencontres, Josh Katzman*, le directeur de course du TARC50 que j’ai couru cet été. On jase du TARC bouetteux mais surtout de cette course que l’on s’apprête à faire. Contrairement à moi, Josh est un athlète d’élite et il compte prendre autour de 15h pour faire le trajet !

Race meeting Vermont style! Julia, la directrice de course, debout dans une boîte de pickup, expliquant les réglements de la course.

Race meeting Vermont style! Julia, la directrice de course, debout dans une boîte de pickup, expliquant les réglements de la course.

Installé au camping improvisé sur le site, je profite de cette veille pour relaxer avec les autres «campeurs». Il fait chaud et l’humidité est minimalement à 100%. Fait tellement chaud depuis plusieurs jours que j’ai oublié de m’apporter un sleeping! Quand le camping deviens silencieux, je m’assoie quelques minutes à regarder la masse nuageuse qui ne cesse d’exploser d’éclairs de chaleur impressionnants. Heureusement pendant la nuit un orage violent a diminué légèrement le niveau d’humidité et la température. Il a probablement aussi diminué les heures de sommeil de tous ceux et celles qui couchaient dehors!

Le petit étang du camping et derrière la masse nuageuse qui se mit à exploser quelques minutes plus tard.

Le petit étang du camping et derrière, la masse nuageuse qui se mit à exploser quelques minutes plus tard.

Levé à 2h30 pour un départ à 4h, je me sens vraiment bien. Même une raideur sous le pied droit que je traîne depuis longtemps me semble moins raide ce matin. Café et déjeuner relax avant de me rendre au start où une surprise nous attendait. Comme il s’agissait du 25ième anniversaire de cette course, des feux d’artifice ont précédé le départ. J’ai l’impression d’assister à mon 2ème feu d’artifice en quelques heures!

Le départ est donné et je prends beaucoup de plaisir à partir un peu en retrait pour remonter le peloton sans trop pousser et ainsi croiser plusieurs connaissances et leur souhaiter une bonne journée. Je reconnais Keith Straw, un coureur exceptionnel ayant terminé le Badwater135miles la même semaine que cette course que nous débutons. Personnage fort original, je lui demande si son tutu de danse porté à Badwater l’a aidé et il me répond en riant que oui car ça faisait de l’ombre sur ses jambes! Je remonte le peloton jusqu’à Pat et Louis dont le rythme me convient et bien sûr pour jaser un peu.

On court à un pace assez rapide pour un début de course mais lorsque je compare nos temps de passage aux premières stations d’aide, nous devançons mes temps de l’année dernière seulement de quelques minutes alors ça me parait ok. Mon plan de match était de profiter de la fraicheur du matin pour avancer rondement avant que le soleil sorte et rende chaque pas plus pénible. Les km passent bien ou je devrais plutôt dire les miles car je cours en anglais cette fois, ma nouvelle montre affichant les miles… À Woodstock on croise nos premiers spectateurs et crews. Les belles propriétés se succèdent et j’en viens à presque oublier que je cours. On jase un peu, on regarde le paysage qui défile, la vie qui passe et j’en profite.

Autour du 20ième mile, notre petit groupe se scinde, Pat s’arrête aux toilettes et graduellement Louis augmente l’écart qui nous sépare. Je continu à mon rythme et tout me semble A1. Pat me rattrape et nous gardons le cap vers «Pretty house» (mile 22,5) qui est le premier aid-station où les crews peuvent aider leur coureur. Comme je n’ai ni crew ni drop-bag à cet endroit, je ne m’y arrête que le temps de prendre quelques trucs à bouffer. Je repars seul et je ne sait plus à quel moment exactement mais autour du 24ième mile, mes 2 cuisses montrent des signes de crampes imminentes. De moments de plaisirs tranquilles, je tombe subitement en mode «urgence». Je prends plusieurs capsules d’électrolytes, je mange et je bois. Je refait le trajet dans ma tête: ais-je bu assez? électrolytes? Bouffe? Je ne trouve pas d’explications. Je ralentis un peu mais rien n’y fait, les crampes arrivent dans ma journée comme un jeune fatiguant qui arrive à coté de vous à une lumière rouge avec le système de son du World tour des Rolling Stones dans sa Honda Civic modifiée. Je ralenti encore, espérant qu’elles diminueront d’intensité et que les electrolytes aideront. Rien n’y fait, dès que je tente de courir à mon rythme les cuisses ne suivent pas. Je décide de continuer sans pousser jusqu’à Stage road aid-station (mile 31) où j’ai un drop-bag. Là-bas je prendrai mon temps pour me changer de chaussures et essayer de faire passer ces foutus crampes. Mon chum Luc Hamel qui est en support d’Alex Tilman y est encore et me donne un coup de main pour enfiler mes bas puisque je n’arrive pas à le faire sans créer des spasmes dans mes cuisses. Je prends le temps de me masser et après un arrêt de plus de 15 minutes, je repars.

Incapable de courir les descentes, je reprends vie dans les montées où je réussi même à dépasser 2-3 personnes…qui me repassent aussitôt le plat ou la pente descendante revenue. Mon «pace» deviens lent et me décourage mais surtout les douleurs aux cuisses si tôt dans la course m’avertissent que la journée sera terrible. Peut-être devrais-je m’arrêter quelques minutes? Quelques heures? D’autres le font et reparte ensuite pour terminer sous les 30 heures limites. Mais c’est quand-même une course!!! Je n’arrive pas à m’imaginer m’arrêter manger des framboises pendant que mes cuisses vont cesser de se plaindre…et que 150 coureurs vont me dépasser! Je marche plus que je cours et connaissant les dégâts que font des crampes lorsque je cours quand-même, je ne vois plus de solution sinon d’arrêter. Le prochain aid-station (34,3 mile) n’est qu’une table avec des bidons alors je décide de me rendre à «Covered bridge aid-station» avant de jeter l’éponge. J’alterne marche et course lente douloureuse pendant ce qui me parait être des heures. En dernier recours, je m’assoit dans la rivière 50m avant le ravito. L’eau froide est bienfaisante pour abaisser la température corporelle mais totalement innefficace contre mes crampes. Pendant ces longues courses, on peut probablement revenir d’un mal de coeur ou d’une bouffée de chaleur mais lorsque des muscles sont atteints, c’est irréversible. Avec encore 60 miles à parcourir de façon misérable je risque, si je continue à courir et non marcher, de me blesser sérieusement. Dans le pire des cas, d’être atteint d’insuffisance rénale lorsque mes quadriceps se désintègreront pour se mélanger au sang et bloquer mes reins. Zéro envie de jouer avec ça, c’est game over.

Mon premier lift est un bénévole qui fait le tour des stations d’aide pour s’assurer que tout y est. J’en profite pour me rendre utile et tenter de remettre un brin de positif dans ma situation…

Mon deuxième lift peut me ramener directement au camping. Je demande à cette gentille dame dans la soixantaine si elle est bénévole depuis longtemps…avec un large sourire, elle commence par un oui et enchaine en m’expliquant qu’elle est en fait la fondatrice de cette course!!! J’apprends qu’elle se nomme Laura Farrel et que plus de 25 ans passées, elle a fait une course de 100miles (qui n’existe plus) à dos de cheval sur un parcours qui était aussi réalisé par des coureurs. Elle a décidé qu’elle s’entraînerait et que l’année suivante elle referait cette course mais sans cheval cette fois! Elle l’a fait…réalisant ainsi sa première course à pied à vie!!! Un 100 miles comme départ d’une passion pour la course! Elle est ainsi devenue une des premières femmes aux USA à courir des ultramarathons de 100miles. Elle se rappelle qu’elles étaient 6 femmes à avoir couru cette distance! Plusieurs ultramarathons plus tard et après avoir fondé l’organisme Vermont Adaptative, elle décide d’organiser une course de 100 miles au Vermont et d’en faire une levée de fond pour Vermont adaptative. Aprés 25 ans, le VT100 est maintenant une des 4 plus vieilles courses de 100 miles aux USA et Laura Farrrel en est toujours la seule personne l’ayant couru à pied et à cheval! Elle est demeurée directrice de Vermont adaptative et du VT100 une douzaine d’années avant de prendre sa retraite et de passer le flambeau à Jim Hutchinson, le père de Julia, l’actuel directrice de la course.

Cette rencontre aussi inattendue qu’intéressante m’a rapidement fait oublier mon abandon ou plutôt transformé mon abandon en une multitude de possibilités. Je peux devenir spectateur bien sûr mais aussi bénévole, crew, pacer? non pas pacer, je marche comme un centennaire!

D’abord une baignade vite faite et retrouver Rachel au start qui doit arriver directement de Victo pour me pacer. De mon abandon il s’agit de mon seul regret. J’étais honoré et très content que Rachel m’offre de me rendre ce service parce qu’elle est, elle aussi, passionnée de course et par mon abandon je la prive du plaisir de courir sur ce parcours. On se retrouve donc sous la tente puis on décide de se rendre à Camp 10 bear pour voir passer quelques amis. Camp 10 bear est la seule station d’aide où les coureurs passent 2 fois ainsi on multiplie les chances de voir des amis, qu’ils soient plus ou moins rapides aujourd’hui.

Il y a beaucoup d’action et nul autre que Dan Desrosiers est affairé à gérer ce trafic hétéroclite de coureurs et de voitures arrivant de deux directions opposées, de chevaux et de nombreux spectateurs et crews. Une job vraiment pas facile! On a l’occasion d’assister au passage de Sébastien Roulier qui est, après 70 miles, en 8ième position. Son équipe (Sergio Lysa et Guillaume) ont fait une job de pro en réussissant à être prêts à temps d’une station d’aide à l’autre avec un coureur aussi rapide! On assiste au passage de plusieurs amis, connaissances et inconnus. Certains semblent frais comme au départ alors que d’autres montrent des signes disons de détermination malgré des allures de personnes ayant été piétinés par des chevaux 😉

Sébastien Roulier et son crew: Sergio Castano, Lysa Jordan et Guillaume Cabana.

Sébastien Roulier et son crew: Sergio Castano, Lysa Jordan et Guillaume Cabana.

Le crew de Marie-Pier y est aussi alors nous avons la chance de la voir passer et de les voir à l’oeuvre. Ils sont beaux à voir, une synergie parfaite en n’échangeant que quelques mots. Marie-Pier est tout sourire et en total contrôle de sa course. Elle avait mentionné avant le départ qu’elle ne voulait pas s’asseoir pendant la course alors Marie-Élise, Carmen et Alain s’assurent avant son arrivée qu’aucune chaise ne soit à proximité pour la tenter!

Sous les regards de son crew et de Rachel, Marie-Pier repart de Camp ten bear après un bref arrêt et 30 miles dans les jambes.

Sous les regards de son crew et de Rachel, Marie-Pier repart de Camp ten bear après un bref arrêt et 50km (/100km) dans les jambes.

À mi-parcours leur routine est tout à fait au point alors je décide de ne pas me joindre à eux au cas où cela changerais la dynamique. Je suis surpris de voir Pat Touzin et Junior Maheu, ils sont venus donner un coup de main à Luc qui est lui-même en support de son ami Alex Tilman. Rachel repart vers Victo pour plutôt miser sur son entrainement prévu du lendemain. Je décide de me joindre au crew d’Alex. Avec Luc, Pat et Jr je ne m’ennuierai pas et comme Alex passe peu de temps après Marie-Pier, je pourrai la revoir à 2 autres stations d’aide avant d’assister à son arrivée.

Alex est une machine de course et la fluidité de ses enjambées après 70 miles parcourus est fort impressionnante. Pour lui aussi les arrêtes sont brefs, sans perte de temps, sans s’asseoir et avec le sourire. À part ma démarche lente entre l’auto et les stations d’aide qui me rappelle que j’ai abandonné, je suis franchement heureux de pouvoir assister à ce spectacle de passionnés.

Marie-Pier qui arrive à Bill's aid station. 49 miles de faits!

Marie-Pier qui arrive à Bill’s aid station. 82km de faits sur les 100 à faire!

Marie-Pier à la pesée officielle de Bill's aid station. Les coureurs et coureuses sont pesés avant et quelques fois pendant la course. Des écarts de poids importants dénotent des problèmes médicaux qui doivent être surveillés.

Marie-Pier à la pesée officielle de Bill’s aid station. Les coureurs et coureuses sont pesés avant et quelques fois pendant la course. Des écarts de poids importants dénotent des problèmes médicaux qui doivent être surveillés.

À Bill’s aid station, j’assiste au passage de Marie-Pier puis, sans attendre Alex, je me rends au finish pour être certain de voir Marie-Pier arriver. Bien installé avec un cooler contenant toutes les bières que je n’ai pas bu dans les dernières semaines, j’attends impatiemment l’arrivée de mes amis. Le premier bien entendu sera Sébastien Roulier en 7ième position du 100 miles. Pour sa première course de cette distance, il a fait un excellent temps et la fierté est grande dans ses yeux et auprès de ses équipiers. Visiblement ces 4 personnes ont appris beaucoup aujourd’hui! Sébastien me dit que cette fois il prendra quelques jours ou même semaines de congés de course! Le connaissant je me permet d’en douter pas mal mais je reconnais le type de paroles que beaucoup de coureurs qui se mesurent à ces folles distances ont comme pensées en fin de parcours…

Sébastien quelques minutes après son arrivée en 7ème position.  Photo par Guillaume Cabana

Sébastien quelques minutes après son arrivée en 7ème position. Photo par Guillaume Cabana

Alain, un des équipiers de Marie-Pier arrive au finish et me dit qu’elle devrait arriver dans les prochaines 30 minutes environ. À chaque arrivée de coureurs, je tente de voir dans l’obscurité s’il s’agit d’elle ou peut-être de quelqu’un que je connais. L’arrivée de la première coureuse du 100 miles m’impressionne beaucoup. Arrivée moins d’une heure après Sébastien, cette jeune femme dans la vingtaine à l’air d’arriver d’une promenade de 5km. Jamais vu quelqu’un arriver d’un 100 miles et avoir l’air aussi solide sur ses jambes. Elle dit avoir simplement respecté un rythme cardiaque prédéterminé et ne jamais s’être senti dans une course!!! Croisée au camping le lendemain, elle m’explique qu’il s’agissait de son 5ème 100 miles et de son meilleur. Larisa Dannis, une coureuse qui fera parler d’elle.

Un officiel est à 100 mètres avant le finish pour avertir les chronométreurs qu’un coureur s’approche. Cette fois c’est Marie-Pier qui arrive, accompagnée d’un autre coureur du 100 km. Ils passent la fil d’arrivée dans un sprint infernal. Wow après 100km de pouvoir sprinter comme ça est très impressionnant et doit être motivé par quelque chose…

5km avant l’arrivée, Marie-Pier, qui était 3ème femme, et Nicholas se sont motivés à tenter de finir sous les 14 heures. Pour cela ils devaient accélérer pas mal et garder une vitesse élevée jusqu’au finish. Alors qu’elle courait «all out», Marie-Pier a dépassé une coureuse et réalisé à ce moment-là qu’il s’agissait d’un dossard vert donc d’une coureuse aussi du 100km. Elle était maintenant 2ème!!! Une fin de course magistrale pour un parcours sans faute de 100 km en 13h58min29sec. Moins de deux minutes d’écart avec la 3ème après 100km! Elle est rayonnante et elle aussi ne parait pas trop épuisée malgré la distance parcourue.

Après ce fut au tour d’Alex d’arriver accompagné de Luc en un excellent temps de 19h34min pour une 17ème place sur le parcours du 100 miles.

Luc et Alex au finish.

Luc et Alex au finish.

Jusque vers 5h du matin je suis resté au finish pour féliciter les coureurs et coureuses ayant terminé leurs courses. L’arrivée de mon chum Pat a été particulièrement heureuse puisque les nouvelles que j’avais reçu plus tôt dans la course laissaient entrevoir une journée particulièrement éprouvante pour lui. De le voir persévérer et réussir est, une fois de plus, le signe d’un grand athlète avec une détermination sans borne. Je m’informe des coureurs qui ne sont pas encore arrivés auprès des chronométreurs et j’apprends ainsi que malheureusement quelques amis ont aussi dû abandonner. Parti juste un peu trop tôt, j’ai manqué l’arrivée de Vincent Gauthier qui a lui aussi fait preuve d’une volonté hors norme, terminant le 100 miles malgré un état de fatigue extrême.

Après une sieste de moins de 2 heures je suis de retour au finish pour féliciter les coureurs qui arriveront dans les dernières heures permises puis participer au lunch et à la remise des boucles et plaques dans la grande tente. Deux états sont présents parmi cette foule très particulière: le bonheur et la fatigue! Alors que plusieurs rient aux éclats en se racontant les moments forts de leur course, d’autres tombent endormis sur leurs chaises!

Marie-Pier recevant son prix pour la 2ème place avec Julia, la directrice de course. Photo par Luc Hamel

Marie-Pier recevant son prix pour la 2ème place au 100km avec Julia, la directrice de course. Photo par Luc Hamel

L’année dernière à ma première participation au Vermont100 je voulais terminer ma course à tout prix et si possible sous les 24h et j’ai réussi à le faire. Cette année il était plus important pour moi de faire un meilleur temps que de terminer la course absolument et j’ai joué le tout pour le tout en augmentant légèrement le rythme. Pas du tout morose de ce premier DNF, je considère tout ça comme un jeu et cette fois j’ai perdu. Je brasse maintenant mes cartes pour mon prochain jeu avec le même plaisir.

Deux jours plus tard je soupe avec mon chum Body et lorsque je lui dit que je suis un peu déçu de n’avoir pas eu de médaille car c’était cette année un ouvre-bouteille, il me répond du tac au tac: «T’en boit même pu de crisse de bière vu que tu t’entraîne tout le temps…Mais t’aurais pu me l’donner!» On a fini nos bouteilles, lui sa bière et moi le vin en riant encore et encore.

Do what you like and like what you do

*Josh Katzman a décidé d’abandonner la course après 92 miles alors qu’il soupçonnait une insuffisance rénale. Après consultation avec le personnel médical, il a été transporté d’urgence à l’hôpital, vous pouvez lire son touchant témoignage ici.

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