L’UltimateXC: ouf!

L’édition 2013 de l’UltimateXC va sans contredit demeurer un fait marquant de la jeune histoire du trailrunning au Québec…à moins qu’il soit classé dans les courses d’aventures! Les semaines précédentes à la course ayant laissées des quantités impressionnantes de pluie, les différents parcours étaient saturés d’eau. Comme plusieurs sections ont l’habitude d’être «bouetteuses», cette année ce sont presque toutes les sections qui succionnaient littéralement les chaussures!

Pour ma part je m’était inscrit au plus long parcours soit le 58km, décidé à faire mieux que l’année dernière où j’avais eu des problèmes d’estomac avant de m’assommer sur un arbre.

Cette course faisant partie de ma préparation pour le Vermont100, je désirait «fine-tuner» certains trucs. D’abord la nourriture. Bénéficiant d’un partenariat avec la compagnie Fruit2, je n’ai apporté avec moi que leurs barres auxquels j’ai complété avec quelques quartiers d’oranges aux aid-stations. J’adore ces barres de fruits. Plus «faciles» à manger que les autres cubes énergétiques tout en étant 100 fois meilleures au goût que les gels. Ces barres ne collent pas aux dents comme la plupart des cubes. Ma recette de consommer une capsule d’électrolyte (Saltstick) aux 30 minutes puis de manger une barre Fruit2 et de boire régulièrement a fonctionné mieux que jamais. Pas un seul mur durant toute ma course qui a duré 8h13! C’est le plus long segment de course sans frapper de mur depuis que je cours et ça fait longtemps que je cours…Ma mère m’a dit que j’ai commencé à marcher à 9 mois 😉

Ultraspire Alpha

Côté matériel, j’ai utilisé mon nouveau sac d’hydratation Ultraspire Alpha. De type veste et confortable, il a remplacé mon Nathan et apporté quelques fonctionnalités fort appréciées. La première est le fait que les nombreuses pochettes sont toutes accessibles sans retirer le sac donc en marchant ou courant. De plus une pochette étanche est destinée aux capsules d’électrolyte. Juste pour ça j’aurais acheté le sac car j’ai essayé différents moyens pour trimballer ces capsules et aucun qui me satisfasse complètement. Ou bien elles étaient difficiles à accéder ou bien elles brassaient bruyamment dans un petit pot de plastique. À environ 200g, il s’agit d’un des sacs les plus légers du marché. Plusieurs longrun et 2 courses de plus de 8h plus tard et je n’y ai trouvé que deux défauts. Je suis plutôt pointilleux sur mon choix de matériel! D’abord les attaches de métal à l’avant. Des boucles de plastique auraient été moins solides mais plus faciles à utiliser lorsque viens le temps de retirer le sac pour emplir le sac d’hydratation. Le deuxième défaut est l’embout du sac d’hydratation. C’est une préférence personelle mais le sac inclus a un embout droit que j’ai aussitôt remplacé par un embout à 90 degrés plus agréable à utiliser. Seulement 2 petits défauts c’est excellent pour moi!

Différents modèles peuvent être vus et essayés au Vélo Café Endurance Aventure à Orford qui, en plus de servir d’excellents cafés et toutes sortes de produits énergétiques, offre du matériel adapté aux coureurs et autres sportifs. Endurance Aventure est un autre de mes partenaires cette saison.

Mieux que des mots, voici donc un clip de 4 minutes que j’ai tourné tout en faisant la course et qui tente de résumer plus de 8h de course/marche/pataugeage sur le parcours de 58km de l’UltimateXC de St-Donat.

Des entraînements payants

Depuis la saison dernière, j’ai un peu modifié mes entraînements hebdomadaires pour faire de la place à des entraînements plus courts mais d’un niveau d’intensité élevé. À mes longruns de weekends (3-5h) et mes jog de semaines (1-2h), j’ai donc transformé au moins une sortie par semaine en entraînement de vitesse. Soit sur piste ou sur route. Ces entraînements étaient constitués soit d’intervalles ou de tempo run. Pour ce qui est des intervalles, là aussi de la variété avec des 200-400-600-800m et les tempo run duraient entre 15 et 45 minutes. Beaucoup de variété pour tenter de ne pas m’écoeurer de tourner en rond sur une piste et simuler différents types de parcours donc de niveaux d’efforts à donner. Les intervalles courts ont été de vraies séances d’auto-mutilation! Souvent réalisées sur mes heures de dîner au boulot, j’ai parfois eu l’impression momentanée en m’arrêtant que je devrais prendre mes après-midi de congé tellement j’était fini! Partagées plusieurs fois avec Danielle Deguire (une excellente coureuse, gagnante du Demi-marathon de Sherbrooke entre autre performances!), ces séances fort exigeantes m’ont appris à quel point on peut maintenir un niveau élevé d’effort de façon régulière et précise. J’ai appris ainsi à non seulement courir plus vite mais à doser mes efforts pour réaliser de longues séries d’intervalles en conservant la même vitesse du premier au dernier. J’ai tenté de tirer profit de la monotonie de la piste intérieure pour habituer mon cerveau à d’inévitables portions monotones dans les ultras. J’ai constaté lors de mes courses cette saison à quel point ces entraînements en haute intensité m’ont aidé à différents moments. Dans ma seule course courte, le X-Trail Sutton 6,5km, j’ai pu courir plus vite la partie sur l’asphalte au début et doser mon effort plus efficacement en montée. Dans les longues courses, en plus de me sentir plus solide de façon générale, ça m’a assurément donné le petit plus d’énergie pour pouvoir attaquer plus rapidement après les montées.

Bouffer du vivant plutôt que du mort

Après plus de 8 mois d’un régime sans viande, je me sens mieux que jamais. Mon niveau d’énergie est beaucoup plus stable durant la journée et j’ai constamment l’impression que je pourrais partir m’entraîner, peu importe le moment de la journée. Jamais de feeling de trop-plein qui accompagnait mes après-repas lorsque je mangeais des animaux morts. À mes repas végé, j’ai ajouté depuis quelques temps des smoothies variés et faits d’ingrédients de première qualité qui remplacent parfois un repas ou en supplément après un entraînement intense. Pour les intéressés, voici un site détaillant une recette «adaptable» du smoothies parfait.

Devant moi

Reste maintenant 2 semaines avant le Vermont100 qui est LA course de ma saison. Terminé pour moi les très longues sorties, je vais m’en tenir à des sorties de 2h ou moins comme aujourd’hui au Mont Ham où j’ai fait deux boucles tout en réalisant mon meilleur temps pour une montée soit 21:15 du trailhead à la croix. C’était à la première montée! C’est aussi le bon timing pour récupérer un maximum de sommeil et bien manger.

Bon appétit!

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