Premier de deux blogues traitant d’équipement et vêtements, celui-ci présente une sélection de vêtements que j’utilise presque quotidiennement pour mes activités de plein air et pourquoi. Le second que je publierai bientôt montrera quelques trucs que vous pourrez utiliser pour adapter votre équipement et vos vêtements actuels de façon à vous faciliter la vie en plein air. Dans ce premier blogue, je présente des vêtements de grande qualité pas nécessairement bon marchés alors que l’autre présentera des trucs gratuits ou presque!

Après des années d’expérience à «jouer dehors» en toutes saisons et toute conditions, j’ai eu l’occasion d’essayer une variété considérable de pièce d’équipement et de vêtements. Avec ces essais, je tente de trouver le vêtement idéal…Parfois avec l’impression qu’aucun fabriquant ne pourrait inventer meilleur manteau ou d’autres fois avec le sentiment que certains vêtements seraient détruits après une seule sortie. Quoi que je continue à essayer différentes combinaisons de vêtements, j’ai «épuré» mon garde-robe de plein air et subsistent des «indispensables». Voici donc des vêtements avec lesquels je sais que je pourrais «jouer dehors» confortablement peu importe l’activité. Mon but ici n’est pas de vous faire dépenser mais plutôt de donner des exemples de vêtements qui répondent très bien aux besoins des amateurs de plein air…et surtout pourquoi!

Habillé chaudement pour une randonnée rapide sur la Franconia ridge.

Habillé chaudement pour une randonnée rapide sur la Franconia ridge. Le manteau gris est mon Patagonia Dragonfly.

Pour le haut du corps, je porte presque toujours un sous-vêtement léger à manches longues. Il n’y a que par température chaude que je ne porte pas ce type de chandail que je remplace à ce moment-là par les t-shirts reçus aux courses auxquelles j’ai participé. Ces sous-vêtements «près du corps» sont en polyester et évacuent bien l’humidité créée lors de l’activité. Différents manufacturiers offrent des équivalents. Plusieurs personnes, Pat entre autres, utilisent la laine merino, supposément non-piquante mais mes essais jusqu’à maintenant n’ont pas été parfait avec la laine merino.

Je porte souvent des collants d’épaisseurs variées selon la température et l’intensité de l’activité prévue. Et très souvent je mets au fond de mon sac une paire de pantalons coupe-vent de polyester. Ces pantalons sont simple et ne pèsent que 175g. Pas imperméables mais résistant à l’eau et au vent, ils sont parfaits pour enfiler par dessus mes collants en cas de froid imprévu ou pour garder ma chaleur lorsque je m’arrête après une activité intense. Ils peuvent aussi être portés directement sur la peau ou par dessus des «combines». Je les ai utilisés durant les 4 saisons pour toutes mes activités de plein air, de l’escalade à la course en passant par la raquette et le ski l’hiver. Dans le sac, ils prennent moins d’espace qu’une clémentine! Il y en a sûrement plusieurs modèles et marques équivalents mais les miens sont les Breeze pants de MEC. Discontinués, ils ont été remplacés par les Flux.

Aussi pour le haut du corps, j’ai presque toujours avec moi un manteau Patagonia Dragonfly. C’est un coupe-vent des plus simples ayant seulement une petite poche et un capuchon. Bien sûr ce n’est pas le plus indestructible des manteaux de par sa construction en tissu ultra-léger. Depuis 10 ans, j’en suis à mon troisième et celui que j’ai commence à «avoir du millage»! Mais je porte ce manteau tout le temps et pour toutes les activités que je fais. Quand je ne l’ai pas sur moi, il est dans mon sac ou dans une de mes poches! Le capuchon fait parfois la différence entre le bonheur et la misère quand le vent se lève sur une crête. La coupe me permet de le porter sur un t-shirt l’été ou sur mon plus épais «polar» l’hiver. Comme le pantalon Flux, il est résistant à l’eau mais pas imperméable. Il laisse ainsi bien évacuer la transpiration, élément essentiel des vêtements utilisés pour des activités aérobiques. Le Dragonfly est aussi discontinué et a été remplacé par le très semblable Houdini. D’autres fabricants offrent maintenant des produits similaires : TNF Verto et Arcteryx Squamish entre autres.

De loin mon chandail préféré par temps plus froid, le Patagonia R1 Hoody. Ce chandail à coupe ajusté est tout simplement parfait! Il est juste assez chaud. Le capuchon intégré a une coupe qui «fit» bien, ce qui est rare pour un chandail technique à capuchon. Le zip à l’avant ouvre très grand pour une bonne ventilation. Le tissu sèche aussi vite que mes cheveux! Un peu dispendieux mais j’ai le mien depuis des années et il ne montre pas de signe d’usure!

J’ai très souvent avec moi une doudoune. Il s’agit d’un manteau isolé qui permet de rester au chaud lorsque je dois m’arrêter pendant une activité. Dès que je m’arrête, j’enfile un de ces manteaux par dessus mes autres vêtements qui sont généralement mouillés par ma transpiration. Ici je ne peux utiliser le même en toutes saisons alors j’apporte celui qui me semble le plus approprié à la température prévue. Par temps assez chaud, j’utilise un Nano Puff Jacket. Isolé en matière synthétique, je peux même le porter sous la pluie en sachant qu’il sera facile à sécher. L’hiver j’utilise un Down sweater lorsque je pars pour une journée ou moins et que le poids du sac doit être gardé le plus léger possible. Ce manteau isolé de duvet est léger et très confortable mais le duvet perds ses capacités isolantes rapidement lorsque mouillé et il n’a pas de capuchon. Lorsque je pars pour plus d’une journée donc impliquant de dormir en tente l’hiver, j’apporte un manteau Mammut aussi discontinué qui ressemble à ce modèle-ci. Plus lourd que les autres doudounes que j’utilise mais très chaud et son isolant synthétique reste efficace après des jours d’utilisation. Finalement pour mes expéditions en Alaska où la température est aussi froide que sèche, j’ai acheté en 2006 un très épais manteau TNF Himalayan parka usagé. L’équivalent d’un «sleeping bag» avec des manches, tellement «big» qu’à côté de ça les «Kanuk» ont l’air de manteaux d’été! Tout ça pour dire qu’une doudoune fait presque toujours partie des vêtements que j’apporte avec moi.

Au sommet du Mont Denali en 2006 avec ma «big» doudoune TNF. On voit dessous mon ancien Dragonfly et un chandail R1.

Au sommet du Mont Denali en 2006 avec ma «big» doudoune TNF. On voit dessous mon ancien Dragonfly et un chandail R1.

Je ne ferai pas l’énumération de toutes les combinaisons possibles de vêtements que j’utilise mais l’essentiel à retenir se résume à trois «principes» : Je porte des vêtements légers, très «respirants» et faciles à sécher. Ensuite je m’arrange toujours pour que les vêtements que j’apporte lors une sortie, soient tous superposables. Chaque «couche» se porte sur la précédente et j’évite ainsi de devoir enlever une pelure pour en mettre une autre. Finalement je n’hésite pas à enlever des couches de vêtements dès que la température monte ou, à l’inverse, à mettre une couche supplémentaire si j’ai froid, de sorte d’éviter de tremper inutilement mes vêtements.

En résumé je porte un «action suit» très léger et respirant. Dès que je m’arrête (mais je ne m’arrête pas souvent!) et avant d’avoir froid, j’enfile une doudoune. Parfois aussi un pantalon par dessus mon «action suit». Je n’ai pas inventé le concept…Même ma mère faisait ça à Noël! Elle portait une robe de tissus qui me paraissait très mince pour le réveillon et enfilait SA doudoune pour aller à la messe de minuit : un manteau de vison taillé sur mesure qui devait être plus lourd que toute ma garde-robe plein air au complet! 😉

NB: Plusieurs des vêtements cités sont fabriqués par Patagonia. Je n’ai reçu aucune commandite de Patagonia (mais je ne dirais pas non) 😉 Tel que déjà mentionné, plusieurs autres manufacturiers produisent des produits aux usages équivalents mais bien peu le font en tentant de limiter leur impact environnemental. Plutôt cher mais la très grande qualité des vêtements Patagonia m’a toujours donné des années d’utilisation intensive.

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