Amateur selon le dictionnaire Robert: Personne qui aime, cultive, recherche certaines choses. Personne qui cultive un art, une science, pour son seul plaisir.

Jouant avec les mots comme Prévert qui, parlant du photographe Edouard Boubat, le nomma correspondant de paix (en opposition à correspondant de guerre), je me suis toujours considéré comme un photographe amateur malgré que j’ai fait de la photo ma profession. Amateur dans le sens de «celui qui aime» faire de la photo.

Cette définition me reviens souvent en tête quand je pense à mon autre passion qu’est le plein-air et en particulier la course.

Je suis parti de loin et je souhaite aller bien plus loin dans la direction opposée.

Je suis parti d’un coureur médiocre qui court n’importe comment sans aimer ça à un coureur moins médiocre qui aime ça et qui court avec une technique de course qui s’améliore de jour en jour.

Tout ça ne se fait pas seul.

À une semaine d’une autre étape dans mon cheminement de coureur, je regarde derrière moi et je vois beaucoup de monde qui me poussent vers l’avant…

S’entraîner en course à pied c’est:

C’est me rappeler les judicieux conseils de Marie-Pier, une autre coureuse amateure. Une coach attentionnée qui m’a montré, un pas à la fois, à aimer courir, à le faire beaucoup mieux et à tendre vers une pratique du sport qui nous tiens loin des blessures.

C’est faire une balade de 4h avec Pat et Rachel pour la fête de Pat et se demander si on devra attendre une autre fête pour profiter de ces moments.

C’est courir du bonheur avec Marie.

Marie au Mont Mansfield, Vermont.

C’est être content de se faire dépasser par Charlélie au XTrail Sutton, la relève.

C’est courir le marathon de Boston en pensant à Yannick qui lutte encore contre la maladie.

C’est entendre Rachel rire alors qu’on est à bloc sur les crêtes au XTrail à Orford.

Avec Rachel juste après le XTrail Orford. Photo Sylvain Dionne

C’est courir autour du lac ou en montagne avec Édouard et penser à Émile qui a passé l’automne à courir pour se sauver des policiers aux manifs contre la hausse des frais de scolarité.

C’est faire La Présidentielle avec Jonathan et Vincent un jour où la météo est exceptionnelle.

Jonathan et Vincent sur la Présidentielle.

C’est accompagner Julie, Édouard et les autres au Mont Lafayette par une journée froide d’hiver.

Faisait pas chaud mais tous le monde était joyeux.

C’est une virée au Mont Ham le matin de Noël qui se termine par une tournée de porto avec Jocelyn, Rémi et P-I.

Au mont Ham par −25C…

C’est absorber l’énergie débordante des AFIES d’Ayer’s Cliff.

C’est croiser par hasard sur Lafayette Marthe, Jacques et Arthur, des piliers de la vocation «Santé globale» qui permet aux jeunes du primaire et du secondaire de vivre le plein-air par leur programme d’étude.

C’est être heureux pour Sylvie et bien d’autres qui courent leurs première course.

C’est rigoler des joyeux post FB de Mélissa.

C’est voir la détermination dans la face des kids de Joanne et Luc quand ils arrivent au finish de leurs courses.

Victor capté en photo par son père Luc Hamel

C’est faire des intervalles avec le monde du Club de Trail et voir autant de passionnés jouer dehors.

C’est courir dans les rues, dans une station de métro et dans un centre commercial de Bruxelle avec Guillaume et Pierre et remettre ça à Londres quelques jours plus tard.

Visiter Londres à la course. J’aurais bien fait ça toute la nuit.

C’est accepter l’invitation d’aller monter Orford à la frontale avec Deb et Patrick alors que je viens de mettre un pied dans la maison au retour d’une course hivernale au Mont Lafayette.

C’est parler course avec Guillaume au Végétarien. Un ami de mon fils qui travaille là et qui, très bientôt, nous dépassera tous…

Guillaume Cabana, un coureur à surveiller…

C’est avoir l’impression de ne pas m’entraîner fort quand je discute avec Nicolas qui pousse très fort dans des Ironman 😉

C’est avoir hâte au weekend de la course pour partager ça avec mon crew, Luc, Junior, Dan et avec les autres coureurs et leurs crew.

Un jour j’ai eu le privilège de rencontrer Bart Yasso qui m’a dédicacé son livre My life on the run. «Michel, never limit where running can take you…» Je reprends ses mots qui résument ce que je ressent bien mieux que je ne saurait le faire: «For me running has also been a vehicule of introduction to people, places, cultures and animals…but it’s not the details of the races I recall it’s the people I meet.

Merci à vous tous et à tellement d’autres de m’aider à courir le Vermont100.

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