Avez-vous déjà participé à une course où vous n’entendez plus vos pulsations cardiaques et votre respiration parce que les spectateurs sont déchainés?

Ça ne m’est pas arrivé souvent, comme à vous probablement.

Mais ça m’est arrivé lors de marathons que j’ai fait aux Etats-Unis. Je ne sais pas si on peut parler de culture, d’habitudes ou de quoi d’autre mais je sais qu’il y a des communautés qui s’approprient des évènements et en font une fête. Les gens qui habitent sur le parcours invitent leurs familles et se font un BBQ pendant la course. Les enfants sont hyper-excités de faire des «hi-five» à des centaines de coureurs. Des musiciens jouent de l’accordéon, du ukulélé ou de la casserole. Jeunes et moins jeunes se déguisent. Les policiers sourient. Les coureurs se font offrir oranges, Mr Freeze, eau, glace, etc. par les spectateurs. L’exemple le plus «extrème» est probablement le parcours du marathon de Boston où les jeunes filles du Collège de Wellesley sont si intenses qu’on est content qu’il y ait des barrières. En plus de crier sans retenue, elles ont chacune un carton sur lequel elles ont rivalisé d’imagination pour attirer les coureurs vers eux. Ça ressemble à : «kiss me I’m a runner», «kiss me I’m not going to tell it to your wife» ou «kiss me I drink beer». Si je ne les avaient pas toutes embrassées, j’aurait fait 1 heure de moins à Boston…

Trompettiste reconnu mondialement, Dan Desrosiers, directeur de course, lors du championnat Québécois 2010 de course en raquettes. «It's all good» 😉

À l’opposé du spectre, il y a plusieurs courses auxquelles j’ai participé où j’ai vu souvent, très souvent, quelques spectateurs distraits ne sachant pas trop s’ils devraient applaudir les coureurs qui passent parce qu’ils ne les connaissent pas personnellement ou carrément des gens qui ne semblaient pas comprendre qu’une course avait lieu là devant eux. J’ai fini une fois le grand défi de Victo après le temps limite et non seulement il n’y avait plus de spectateurs mais il n’y avait plus d’estrades! J’étais 20 minutes «overtime», pas 5 heures… J’avais mes torts comme on dit. Ça m’a fouetté et l’année suivante j’ai fini dans les temps mais ça m’a un peu marqué quand-même.

En sentiers c’est certain que l’accessibilité du parcours limite la présence des spectateurs. Je ne m’en plaindrai pas car l’isolement et une forme d’inaccessibilité créent, d’une certaine façon, l’attrait des courses de trail.

Par contre les courses en sentiers sont de plus en plus populaires. Les directeurs de courses en font des activités familiales en ajoutant des parcours de distances variées, des courses pour enfants et même des services de gardes. Le nombre d’inscriptions grimpe plus vite que le sentier des crètes et il en va de même pour le nombre de spectateurs.

Je ne sais pas comment exactement et en combien d’année on arrive à créer cette magie qui fait que certains évènements nous marquent aussi par leurs ambiances mais j’ai des pistes à proposer…

Cet été lors des courses,

Invitez vos amis et familles à venir vous encourager.

Expliquez à votre monde qu’ils peuvent encourager tous les coureurs et coureuses.

Apportez des trucs qui font du bruit ou ça peut aussi être des enfants 😉

Apportez un chauffeur désigné…

Avant et après votre course allez encourager les coureurs des autres courses de la journée.

Restez jusqu’à la fin pour encourager TOUS les coureurs, pas seulement les premiers.

Faites preuves de créativité et d’humour pour préparer des banderoles d’encouragement.

Comme moi vous savez qu’un party qui «lève» dépend du monde qui y participent alors je compte sur vous pour faire lever le party lors des courses qu’on fera ensemble cet été au Québec.

J’ai hâte de courir avec vous autres!

Advertisements